COMMUNICATION ET INTELLIGENCE COLLECTIVE

COMMUNICATION ET INTELLIGENCE COLLECTIVE

 

L’action politique des citoyen-ne-s au niveau communal nécessite que chacun développe des savoir-faire et des savoir-êtres, et que certain-e-s citoyen-ne-s sachent prendre des rôles utiles au collectif.

Les élites font Sciences Po ou l’Ecole Nationale d’Administration.

Les citoyen-ne-s doivent eux aussi se former pour exercer pleinement leurs droits !


Intelligence collective

« L’intelligence collective désigne les capacités cognitives d’une communauté résultant des interactions multiples entre ses membres (ou agents). La connaissance des membres de la communauté est limitée à une perception partielle de l’environnement, ils n’ont pas conscience de la totalité des éléments qui influencent le groupe. Des agents au comportement très simple peuvent ainsi accomplir des tâches apparemment très complexes grâce à un mécanisme fondamental appelé synergie ou stigmergie » ( Source )

Intelligence collective : la révolution invisible, Jean-François Noubel (2004)

Les grands principes de l’intelligence collective


Création collective

Les citoyen-ne-s doivent savoir créer :

  • Articles, comptes-rendus, discours, argumentaires, questionnaires
  • Tracts et affiches
  • Sites web
  • Radios
  • Télés, chaînes audiovisuelles
  • Construction
  • Animation de réunion

Communication

En assemblée, en réunion citoyenne, il y a des manières de dire, pour éviter les conflits qui tournent mal, l’exclusion de groupes sociaux.

Communication non-violente (CNV)

La Communication non-violente est une technique de dialogue qui distingue les observations et les jugements qu’on porte sur ces observations. On peut ainsi dire tout ce qu’on a à dire, y compris des sentiments de colère, sans pour autant agresser l’autre. Cette technique est relativement simple, mais chacun doit la connaître et la pratiquer avec sincérité.

Elle a été inventée par Marshall Rosenberg qui a résolu par la parole une agression où sa vie était en danger : il a réussi à dialoguer avec la colère meurtrière de son agresseur, et, le traitant en ami, lui faire baisser son arme.

Bâton de parole

On utilise un objet quelconque – qu’on nomme bâton de parole. La personne qui a le bâton est seule autorisée à parler. Les interventions sont limitées en temps, on doit passer le bâton.

Les chaises de parole

On met une, deux ou plusieurs chaises au centre d’un groupe. Les personnes assises ont la parole et peuvent débattre. On doit laisser sa place après son intervention.


Médiation / Facilitation

Pour organiser des groupes, des collectifs, on peut avoir recours à des techniques de médiation – pour faire le lien et régler les conflits entre les acteurs – et de facilitation – pour faciliter les processus sociaux.

Médiation

« La médiation est une pratique ou une discipline qui vise à définir l’intervention d’un tiers pour faciliter la circulation d’information, éclaircir ou rétablir des relations. Ce tiers neutre, indépendant et impartial, est appelé médiateur. La définition de cette activité varie selon les contextes d’application. Néanmoins, des constantes existent à chaque fois qu’un tiers intervient pour faciliter une relation ou la compréhension d’une situation et des éléments de pédagogie et de qualité relationnelle se retrouvent dans les pratiques de la médiation. » ( Source )

Facilitation

« La facilitation peut être vue comme un ensemble de fonctions dynamiques qui sont exécutées avant, pendant et après une rencontre pour aider un groupe à atteindre ses objectifs.

Rôle du facilitateur

Le facilitateur doit assumer plusieurs responsabilités:

Au niveau relationnel:

  1. Planifier et préparer la rencontre,
  2. Créer les conditions de la responsabilisation du groupe par rapport à l’atteinte de ses objectifs,
  3. Écouter, clarifier et intégrer l’information,
  4. Démontrer de la flexibilité,
  5. S’assurer que le groupe continue de travailler sur la bonne voie,
  6. Créer et renforcer un environnement participatif, ouvert et coopératif,
  7. Diriger et gérer les rencontres,
  8. Développer et poser les bonnes questions,
  9. Promouvoir les droits d’auteurs et la responsabilité de groupe,
  10. Construire des rapports et des relations,
  11. Démontrer la capacité de s’assumer personnellement et de s’exprimer librement,
  12. Gérer les conflits et les émotions négatives de façon constructive,
  13. Encourager et soutenir les opinions divergentes,
  14. Présenter l’information au groupe.

Au niveau technologique:

  1. Sélectionner et préparer les supports technologiques,
  2. Comprendre la technologie et ses capacités,
  3. Créer un confort avec la technologie et en assurer la promotion » ( Source )

Décision collective

Gestion par consentement

Technique issue de la sociocratie.

« Là où, pour agir, le consensus exige que tous les participants à une décision soient unanimes, le consentement se contente du fait qu’aucun membre n’y oppose d’objection raisonnable. Une objection est jugée raisonnable si elle bonifie la proposition à l’étude ou l’élimine complètement. L’objection n’est plus synonyme d’obstruction mais d’identification de limites, de tolérances qui deviennent les conditions de réalisation de la proposition. Le processus permet de faciliter l’identification de ces conditions et la mise en pratique des décisions. » ( Source )

Guide de la gestion par consentement

Gouvernance partagée

Technique issue de la sociocratie.

Les clés pour mettre en place une gouvernance partagée

Une réponse

  1. Sandra dit :

    Bravo !! Bel article d’intérêt public ! Bien vu 🙂

     

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